22 novembre 2018
Collaboration spéciale de la Diamond Producers Association
Beaucoup de gens commencent leur journée par un trajet en voiture, en bus ou en métro pour se rendre au bureau. Les employés de la mine de diamants Gahcho Kué, aux Territoires du Nord-Ouest, doivent quant à eux souvent prendre l’avion.
En effet, plus de 320 kilomètres séparent le centre urbain le plus proche, de la mine. La région est facilement accessible du haut des airs, mais pendant les deux mois les plus froids de l’année, les camionneurs passent sur des lacs en empruntant une route de glace pour y acheminer des denrées essentielles.
Les employés de la mine prennent un vol nolisé à partir de Yellowknife, la capitale de cette vaste région nordique du Canada, et ils arrivent sur une piste d’atterrissage située à seulement 400 kilomètres au sud du cercle arctique. De là, ils montent à bord d’autobus scolaires jusqu’à leur destination finale, le modeste complexe minier.
Ce temps passé sur la route n’est cependant pas perdu. Kimi Balsillie, une agente de l’environnement à la mine Gahcho Kué – exploitée par la société De Beers –, en profite pour tenir ses collègues à jour à propos de tout ce qui touche la sécurité. Cette femme incarne l’effet positif qu’a eu l’extraction de diamants sur la région.
Kimi a grandi à Yellowknife. Elle est métisse, c’est-à-dire qu’elle compte parmi ses ancêtres des colons européens et des membres des Premières Nations. Tant son éducation familiale que sa formation en sciences de l’environnement lui ont inculqué le respect de la terre.
Aujourd’hui, son travail témoigne de la considération de l’industrie pour les vastes terres riches en minéraux dont sont extraites les pierres les plus précieuses du monde.
Lorsque les mines de diamants ont commencé à être exploitées dans la région à la fin des années 1990, des règles strictes ont été fixées pour protéger et respecter la terre et la population autochtone. « Nous avons trois grandes règles, explique Kimi. Aucun dommage. Amélioration continue. Conformité aux lois sur les ressources naturelles. » Elle ajoute qu’il faut travailler fort pour parvenir à ces objectifs, mais que ça en vaut la peine.
Ce respect de l’environnement s’accompagne d’une détermination à embaucher des Autochtones et des gens de la région – le résultat de décennies de collaboration entre les mines de diamants, les gouvernements autochtones et le gouvernement territorial.
Un exemple : Kelly Lafferty-Norn, une Métisse de 35 ans qui travaille pour la mine de diamants Diavik. Bien qu’elle ait déjà travaillé dans un bureau standard à Hay River, non loin, cette mère de quatre enfants est camionneuse et gagne un salaire hautement concurrentiel. C’est l’une des conductrices de grands routiers qui transportent le minerai de la mine de Diavik à l’installation de traitement.
Les femmes représentent aujourd’hui une part importante de la main-d’œuvre, et environ la moitié des employés sont autochtones ou viennent de la région.
En vertu de telles normes, le rôle des Territoires du Nord-Ouest au sein de l’industrie mondiale du diamant s’est accru. L’extraction de diamants représente un nouveau moteur économique de plusieurs milliards de dollars pour un territoire qui peinait à se relever après la fermeture des mines d’or. Les Territoires du Nord-Ouest se classent maintenant au troisième rang de la production mondiale de diamants. Grâce à une approche progressiste, les trésors de la toundra ont profité à l’ensemble du territoire.
Le travail peut être exigeant, mais une communauté a vu le jour grâce à l’esprit de camaraderie qui règne sur les lieux. Lors d’une récente entrevue sur les ondes d’une station de radio de Yellowknife, Kimi a décrit la culture de Gahcho Kué en ces termes : « Nous sommes comme une famille. Le jour, nous travaillons, et le soir, nous nous retrouvons pour apprendre à nous connaître et tisser des amitiés. C’est très encourageant. »
Il y a sur place une cafétéria ouverte 24 heures sur 24 et un centre de conditionnement physique. De plus, des cours gratuits de perfectionnement personnel et professionnel – traitant d’une foule de sujets allant de la planification financière à la prise de parole en public – aident les employés à s’épanouir à la mine et ailleurs.
Pour Megan Rodel, une employée originaire de l’Afrique du Sud qui baigne dans le secteur minier depuis son enfance, la volonté d’aider tout un chacun à s’épanouir est fondamentale. C’est stimulant de pouvoir grimper des échelons.
Megan a fait ses débuts dans l’extraction; aujourd’hui, à 31 ans, elle veille à l’optimisation du déroulement des activités à Gahcho Kué. Au fil des ans, elle a vu plusieurs de ses collègues obtenir d’importantes promotions. « Ce n’est pas qu’un boulot, dit-elle. On peut y mener une vraie carrière. »
Megan aime la diversité de son travail et les défis qu’il comporte. « Il y a chaque jour quelque chose de nouveau à apprendre », s’émerveille cette diplômée en génie minier. Sa carrière a suivi la trajectoire des produits mêmes qu’elle aide à extraire : elle est passée du charbon au diamant.
« J’ai commencé ma carrière dans une mine de charbon et je travaille aujourd’hui pour une compagnie diamantaire. Pour moi, c’est un emploi fantastique! Chaque diamant qui sort de la terre est unique et a sa propre histoire à raconter. Ça fait rêver… »
Voilà donc le nouveau visage moderne de l’extraction de diamants : une industrie qui prospère dans l’une des régions les plus éloignées du monde, qui fait progresser les carrières et qui permet à des milliers de personnes de se façonner un brillant avenir.


