15 mars 2019
Vous vous demandez quel lien existe entre des montagnes de déchets et la splendide édition 2019 du festival artistique, culturel et cinématographique South-by-Southwest? La réponse vient tout droit de Yellowknife.
La décharge emblématique de Yellowknife et certaines de ses personnalités les plus colorées ont occupé le devant de la scène pendant la conférence qui a suivi la première mondiale du nouveau documentaire Salvage qui a eu lieu cette semaine pendant le très populaire festival d’Austin (Texas).
Salvage est une ode au dépotoir de Yellowknife - l’un des derniers sites d’enfouissement municipaux en Amérique du Nord où l’on permet encore la récupération à grande échelle. La communauté qui exploite le dépotoir, ses personnages uniques et leur ardeur à défendre farouchement cette l’institution ont attiré la réalisatrice new-yorkaise Amy C. Elliott dans la capitale pour tourner le film.
Le film met en vedette de nombreux visages familiers de la capitale des Territoires du Nord-Ouest. Peu de gens seront surpris d’y voir Walt Humphries, l’auteur estimé de la chronique « Tales From The Dump » dans le journal Yellowknifer, qui joue un rôle important. Diane Baldwin et Velma Sterenberg, deux passionnées de récupération, jouent elles aussi un rôle de soutien important.
Bande-annonce de Salvage d' Amy C. Elliott.
Mmes Baldwin et Sterenberg ont apporté le charme du Nord à la première en participant en tant que panélistes invitées à la séance de questions avec Mme Elliott qui a eu lieu après la projection.
Cette première d’un film avec une réalisatrice bien connue mettant en vedette la capitale Yellowknife et l’élite de l’industrie de la création représente une occasion en or de faire connaître les paysages, les histoires et l’esprit uniques des TNO à un auditoire important.
Le Bureau du cinéma des TNO est intervenu et a veillé à ce que Mmes Baldwin et Sterenberg disposent des fonds nécessaires afin que la première puisse se dérouler avec des gens de la place.
« Pour un film qui dépend autant de l’éventail unique de personnages que l’on trouve à Yellowknife, il fallait à tout prix ajouter une saveur locale pour donner au public une image complète de ce que nous avons à offrir », affirme la commissaire au cinéma Camilla McEachern.
« C’était l’occasion pour notre territoire de se faire connaître sur une grande scène, que ce soit auprès de producteurs à la recherche d’un lieu unique ou de gens de l’industrie qui cherchent un endroit étrange et à la fois merveilleux pour leurs prochaines vacances. »
Voilà un exemple du travail que le Bureau du cinéma accomplit pour attirer des producteurs. Il s’agit d’une partie de sa fonction, l’autre étant de promouvoir la scène cinématographique locale et ses talents, le tout s’inscrivant dans le travail de diversification de l’économie locale effectué par le GTNO.
Alors que Salvage poursuit sur sa lancée, de nouveaux auditoires découvriront les Territoires du Nord-Ouest et leur potentiel en tant que lieu de production. C’est une bonne nouvelle pour une industrie locale qui ne ménage aucun effort pour passer à l’étape suivante.

