Pour la productrice ténoise Jen Walden, le Festival du film de Whistler de cette année (du 1er au 5 décembre) est plus qu’un rassemblement annuel de l’industrie du cinéma. C’est le point culminant d’un atelier intensif d’écriture de scénario. Mme Walden faisait partie des six scénaristes canadiens sélectionnés pour participer à un programme de développement de scénario en plusieurs étapes organisé par le Festival du film de Whistler. Le très respecté laboratoire de scénarisation d’une durée de sept mois a pour objectif « d’amplifier diverses voix par le développement d’un projet de long métrage dans le cadre d’une expérience intensive d’immersion professionnelle et créative ». Mme Walden a été sélectionnée pour son projet (MOTHER) parmi un nombre record de candidatures provenant de tout le pays.
Nous avons rencontré Mme Walden pour recueillir ses impressions et réflexions sur cette occasion et sur son expérience.
Qu’est-ce que l’occasion de participer à ce laboratoire a signifié pour vous?
C’était une occasion fantastique qui m’a apporté beaucoup de résultats positifs.
Le laboratoire lui-même était extrêmement intensif. J’ai travaillé pendant six mois avec un groupe de mentors et d’experts pour réécrire, retravailler, puis réécrire à nouveau mon scénario de long métrage.
J’ai énormément appris sur le métier de scénariste, et cette expérience m’a permis de réaliser un scénario beaucoup plus solide et abouti.
L’autre avantage extraordinaire que j’ai retiré de mon expérience, c’est d’avoir pu nouer des liens avec d’autres réalisateurs de l’industrie cinématographique canadienne. Étant donné que je vis dans le Nord, sans cette occasion, je n’aurais jamais eu la chance de rencontrer ces personnes. Je suis certaine que ces relations continueront à m’aider et à me soutenir à mesure que j’avancerai dans ma carrière de réalisatrice.
Comment pensez-vous que ce laboratoire vous aidera à avancer dans votre carrière de scénariste?
Je peux vous dire qu’il m’a déjà permis de faire beaucoup de progrès. J’ai beaucoup appris du point de vue technique sur l’art de l’écriture, et sur la façon de raconter une histoire et de l’étoffer afin qu’elle ait suffisamment de profondeur et de clarté pour capter l’imagination.
J’ai également commencé à écrire une série télévisée narrative dès le début de ma participation au laboratoire. Le processus d’écriture est plus rapide, plus facile et plus amusant, car je dispose maintenant de nouvelles compétences qui me permettent de plonger dans le processus et de l’apprécier encore plus.
Vous avez également assisté au Festival du film de Whistler?
Oui, c’était le dernier événement de notre laboratoire de scénarisation. J’ai pu rencontrer d’autres créatifs et partager mes projets avec d’autres personnes. Le travail que j’ai fait pendant le laboratoire m’a permis de participer au Festival avec plusieurs projets à présenter et m’a donné une plus grande confiance dans mon travail. J’ai aussi eu l’occasion de nouer des liens précieux avec beaucoup de gens.
Une dernière réflexion?
Le métier de cinéaste indépendant est difficile. Il est encore plus difficile d’être une cinéaste indépendante dans une région isolée du pays. Sans le soutien du Bureau du cinéma des TNO, je n’aurais jamais pu avoir accès à une occasion aussi exceptionnelle que le laboratoire de scénarisation de Whistler. Le Bureau du cinéma a soutenu mon développement en tant que scénariste et réalisatrice, et je lui en suis extrêmement reconnaissante, car je peux constater les effets de ce soutien à mesure que j’avance dans ma carrière.
La Whistler Film Festival Society est une organisation culturelle caritative qui se voue à la promotion de l’art et de l’industrie cinématographiques en proposant des programmes axés sur la découverte, le développement et la promotion de nouveaux talents, dont le point culminant est le très respecté Festival du film de Whistler et le Content Summit (Sommet du contenu), qui ont lieu chaque année en décembre. La participation de Mme Walden au laboratoire de scénarisation et au Festival de cette année a été rendue possible grâce au parrainage du Bureau du cinéma des TNO du MITI, qui ne se limite pas à l’équipement et à la technologie, mais investit également dans les compétences et les capacités des cinéastes ténois et de leurs équipes.

