Place aux artistes d’Arts TNO : Wayne Keefe, l’art de la liberté

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Le 13 décembre 2019

Wayne Keefe peint ce qu’il ressent, non pas ce qu’il voit, écrit Sarah Swan.

D’abord publié le 26 juin 2019 par Sarah Swan, dans le magazine EDGE.

Wayne Keefe aime lâcher le volant. Il n’a pas peur des obstacles, de s’aventurer hors des sentiers battus, de prendre la clef des champs, ni de se briser la figure. Ce sont des blessures métaphoriques, évidemment, pour illustrer son processus créatif. Au fil des décennies, le peintre a appris la nécessité de se laisser guider par son intuition, et de ne rien contrôler, contrairement à ce que son ancienne carrière en maintenance électronique exigeait de lui. Maintenant à la retraite, M. Keefe, qui a récemment déménagé de Hay River à Fort Smith, est en mesure de se consacrer à son art à temps plein.

Il a troqué les émetteurs, les radars et l’équipement Ethernet contre le joyeux capharnaüm d’un atelier. « Vous savez, je suis un enfant des années 1970, plaisante l’artiste lorsqu’on lui demande s’il a toujours été à l’écoute de son côté expressif et expérimental. J’ai grandi dans l’improvisation et le chaos, mais pour une raison ou pour une autre, j’ai été capable de faire la part des choses. Et au présent stade de ma vie, pour comprendre ce qu’est l’art, j’ai besoin de sortir de ma zone de confort. J’aime produire un art fondé sur ce que je ressens, non pas sur ce que je vois », explique l’artiste.

Les tableaux de M. Keefe intègrent souvent des éléments reconnaissables du Nord — des aurores boréales, des animaux — mais ils illustrent également son impétuosité et sa ferveur. Beaucoup de ses toiles les plus dynamiques allient calme et mouvement. Dans ses tableaux, ses aurores boréales, rouges et vertes, réalisées à coups de pinceau exubérants, sont ancrées dans des paysages parfaitement immobiles, recouverts de neige.

Son tableau Early Morning Song (Le chant de l’aube) est un paysage surréaliste où un fond noir profond et mutique est lacéré de zébrures horizontales rouge ardent, qui contrastent avec ce que le peintre appelle « une exagération du mouvement des vagues ».

L’eau, avec ses tourbillons et son écume, est un élément classique de la peinture de l’artiste ténois, et pour cause : pour lui, l’eau est une métaphore pour la vie. Dans une autre série de peintures surréalistes, des rivières coulent jusqu’aux portes d’églises de petites villes. À première vue, ces paysages semblent banals et sans prétention : regardez-les attentivement, et ils deviennent fantastiques et oniriques. Dans l’univers de M. Keefe, l’énergie bouillonne.

Early Morning Song (Le chant de l’aube)

En janvier, Wayne Keefe a été l’artiste visuel en vedette du Northern Arts and Cultural Centre, à Yellowknife. Apprenez-en davantage au sujet de sa pratique à l’adresse www.nwtarts.com/artist-profile/wayne-keefe (en anglais), ou cherchez-le dans le site artspan.com.