22 octobre 2018
À Hay River, la dinde et ses accompagnements d’usage à l’Action de grâce ont été rehaussés d’une portion de délicieuses pommes de terre locales dans nombre de foyers.
Bien que cette petite entreprise familiale cultive et vende ses fruits et légumes à petite échelle depuis quelques années déjà, la saison 2018 marquait un tournant majeur dans ses activités maraîchères, désormais commerciales.
« En 2016, nous avons acheté 48 acres et n’avons pas arrêté de discuter de ce que nous pourrions en faire et de ce qui permettrait de rembourser notre achat, explique Anne Boden, qui exploite la ferme avec son mari, Peter. Nous avons défriché en partie en 2017 et, en 2018, nous nous sommes dit : "On y va, on cultive". »

Malheureusement, le plan d’affaires initial des Boden, qui comprenait de l’équipement neuf et les installations de production idéales, s’est avéré irréaliste à court terme.
« Exploiter une ferme, ça coûte cher. Nous avons dû limiter un peu nos ambitions. Nous avons acheté de l’équipement d’occasion, avons fait preuve d’économie et, au bout du compte, nous avons revu le plan d’affaires afin qu’il corresponde mieux à ce que nous pouvions obtenir du Partenariat canadien pour l’agriculture », explique Anne.
Le Partenariat canadien pour l’agriculture est un ensemble de programmes et de sources de financement ténois offert par le MITI en partenariat avec Agriculture et Agroalimentaire Canada. Il est destiné à aider l’agriculture ténoise à profiter des possibilités qui se présentent et à devenir un secteur rentable et productif de l’économie canadienne.
En collaboration avec leur agent d’aide aux entreprises, les Boden ont pu jumeler le financement du Partenariat à d’autres sources de soutien pour payer une partie du défrichement, acheter les semences de pommes de terre ainsi que le matériel d’emballage et d’étiquetage, et acquérir une serre et de l’équipement d’occasion, dont un tracteur, un disque pulvériseur et une charrue à cinq socs.
« Grâce à cet équipement et à nos installations, la récolte de l’an prochain devrait respecter l’échéancier, confirme Anne. On sèmera encore des pommes de terre, mais probablement du maïs et des tournesols aussi. »

C’est beaucoup de travail, mais les Boden envisagent l’avenir avec grand enthousiasme.
« Ce que nous voulons, c’est arriver à offrir nos fruits et légumes dans les épiceries de Hay River et d’ailleurs aux TNO. La ferme, c’est plus qu’une source de revenus pour notre famille : nous voulons que les Ténois puissent acheter des fruits et légumes frais de production locale. Dans nos collectivités, nous achetons des fruits et légumes du Mexique et d’Amérique du Sud et, dès qu’on les emporte à la maison, ils ne se conservent qu’une semaine parce qu’ils ont mis très longtemps à nous arriver, raconte Anne. Tous les Ténois devraient bénéficier du confort et de la sécurité qui viennent avec l’accès à des fruits et légumes savoureux de culture locale. »
La série actuelle d’entrées de blogue du MITI « Un projet rendu possible » met à l’honneur les réussites d’habitants et d’entreprises des TNO. Le MITI offre de multiples programmes et services en appui au développement et à la croissance économiques. Cette série présente les nombreux visages, histoires et réalisations qui reflètent leur succès.

